Mes peintures comme le tambour d’un chaman.

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Mes peintures comme le tambour d’un chaman.

J’ai une amie. En fait, elle n’est pas vraiment une amie. En fait, nous étions à la même école d’art du spectacle en même temps. Enfin, presque en même temps. Elle est venue un an avant que je ne parte. J’étais dans le groupe cool). Narcissiquement nous affairant les un avec les autres, nous voyions les gens autour, mais nous ne les observions pas vraiment. À part elle. Toute parée de noir, Claire ressemblait à une  star de cinéma noir et blanc avec son chapeau minuscule dont le filet jetait une ombre mystérieuse sur son visage pointu et ses mitaines en cuir. Elle portait ces chaussures rétro avec ces talons étranges . Et elle était si mince. On la remarquait à coup sûr bien qu’elle fut très timide. Le bruit courrait qu’ elle ne mangeait jamais pour le dîner et qu’elle buvait de la vodka uniquement. Elle aurait été aussi impliquée dans la magie noire. C’était une poétesse. Eh bien, Claire était le mystère nous étions je pense, trop impressionnés pour tenter de le résoudre.

Cette femme énigmatique est maintenant un scénariste, très douée, elle a en effet gagné plusieurs prix. Elle enseigne l’art d’écrire pour le cinéma et la TV et c’est aussi un romancière talentueuse.

Son parcours est si intéressant. Elle a trouvé un moyen pour nous mener  livre après le livre jusqu’à celui-ci. « Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull ». Un livre narrant la façon dont elle a appris qu’elle était une chamane née. Et le voyage amorcé par l’apparition éthérée de Sitting Bull dans sa cuisine. Elle nous a donné une clé pour dévoiler le mystère de Claire. De son enfance, en passant par le Cours Simon (où je l’ai rencontrée) à sa rencontre avec Ernie Lapointe, descendant de Sitting Bull. Les Français sont très prudents vis à vis de ce genre de récit. Aussi a-t-elle utilisé de façon très rusée, une démarche homéopathique , jetant des idées , des citations(cours) et les images au cours de ses romans, traînée subconsciente qui nous a permis d’accepter l’histoire incroyable qu’elle était sur le point de nous raconter. Son fil rouge.

Si  vous aimez les voyages initiatiques, lisez ce livre. Suivez Claire dans ses visions et ses moments de révélations.

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Tout ça m’était familier. Néanmoins Claire m’a donné à travers ce livre un élément qui me faisait défaut. Celui qui a secoué mon monde un peu et mon art un peu plus : Les tambours de natifs d’Amérique dont les rythmes ont ouvert un chemin vers l’autre côté.

Ces derniers jours, la plupart des conversations que j’avais portaient sur la transe et ce qui en découlait. Il y a quelques temps, j’ai pratiqué la transe ancestrale du Congo appelée Ngunza. J’ai eu l’honneur de pouvoir me reconnecter avec mes esprits et de les laisser utiliser mon corps durant des transes de guérison précieuses. Ces transes nous (le groupe de pratiquants) aidaient à trouver ce qui affectait des patients en quête d’un remède. Mais je ne  n’avais jamais utilisé ce véhicule pour mon art.

A Bali, j’ai été initiée par un ancien danseur de ballet aux » 5 rythmes », méthode de transe par la danse révélée par Gabrielle Roth. Je pouvais sentir mon corps pulser de vie et de sensualité. Cette danse est une ouverture fantastique à la création et la liberté. Chaque jour je laissais mon corps libre de ressentir ce qu’il voulait, je me libérais en dansant mes douleurs et mes craintes pour les inviter à s’évaporer au fil du rythme des percussions. Mais parce que j’ai subi une chirurgie lourde en septembre, je ne pouvais plus danser désormais avant un bout de temps. (Rétablissement de 7 mois).

J’ai dû trouver un autre moyen d’explorer ma psychée. Et parce qu’après avoir  suivi un atelier très intensif, dans un groupe fantastique de femmes créatives, inspirées et étranges,   le sentiment que j’avais de moi avait profondément et spectaculairement changé, j’étais curieuse de partir à la rencontre de cette part de moi dont je n’étais pas consciente pour trouver le moyen de la laissé parler à travers ma peinture. Pour moi, la transe et la méditation ont toujours construit des ponts entre moi et moi-même. Je voulais davantage.

J’ai commencé en utilisant l’appli Timer. Avant de m’endormir j’écoutais des mp3 de bols chantants tibétains. Puis après quelques jours, je me suis tournée vers les sons de la nature, l’eau ruisselante renforcée par des ondes binaurales. Ce qui m’a aidé à avoir des rêves très vifs et détaillés que je reportais sur un carnet posé sur ma table de nuit comme une amie, Mirjam m’avait proposé de faire.

Tous les rêves tournaient autour de la peinture et du cinéma. Mon cerveau bouillait. Je ne pouvais pas me fixer sur une idée. J’en avais trop. Avec Mirjam j’ai parlé longtemps. Elle sait voyager entre les mondes et elle a pu me donner de bons conseils. Après la dernière conversation que nous avons eu, j’ai eu l’inspiration de travailler sur « une main de Fatma » ou Khamsa avec une touche d’Égypte antique… On appelle aussi la main de fatma, « la main de Miriam »! (Je l’ai appris aujourd’hui!)

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Puis j’ai commencé à lire le livre de Claire et les choses sont allées plus loin. Elle a assisté à plusieurs cercles de tambours pour vivre ses visions, cercles guidés par une Chamane originaire de  Sibérie. Elle avait des visions vives et très précises. Tout ça me parlait d’une façon que je ne pourrais pas développer ici. Disons que j’ai toujours ressenti une connexion profonde avec de premières nations,  pygmées,  aborigènes, natifs d’Amérique, Inuits, Maoris, gitans … à cause de la communion qu’ils ont avec les éléments et les énergies qui régissent l’univers J’imagine. Et que le vocabulaire qu’elle utilisait m’étaient familiers.

Donc j’ai commencé à écouter des tambours,  même enregistré, le son me porta et ma méditation fut si intense dès la première fois, que mes chats, d’après mon fils , restèrent dressés devant ma porte (qui était ouverte) dans un silence solennel, attendant que j’ai fini. Beaux gardiens mystiques. J’écoutais les tambours avec des écouteurs. Et néanmoins, ils avaient senti l’énergie. J’avais vu comme dans un film où mes peintures allaient et comment jouer avec des lignes et des formes et creuser plus profondément dans mes racines.

Et hier, une amie que je n’ai pas vue depuis  deux ans, m’a envoyé un message. Elle voulait me voir. En fait, elle est la l’heureuse propriétaire d’un tambour de chaman et a fait partie d’un cercle d’un tambour. Synchronicité.

Le chemin commence juste. J’aime la connexion entre mon art et cette énergie.

Quand je pourrai, je continuerai la danse des esprits. J’ai l’impression qu’utiliser des mouvements de danse pour peindre serait une merveilleuse expérience. Je voudrais tant pouvoir transmettre la joie et l’énergie sublime qui monte avec la danse à travers mes peintures. Un transfert doux et passif d’énergie.

Mes peintures comme le tambour d’un chaman.

Avez-vous expérimenté une telle chose ? Vous perdre pour trouver … Vous?


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