Par tous les seins.

J’avais besoin d’un petit sujet léger comme les robes à fleurs qu’on voit voler joyeusement au vent un peu partout. Sur moult blogs j’ai lu que la tendance cet été était aux tops épaules nues. Sans bretelles. A mon fashion-crush, La Fille Fauchée http://www.lafillefauchee.com/  j’ai demandé que faire question soutien-gorge? Elle m’a répondu qu’elle avait cessé d’en mettre. Un court débat s’est engagé au cours duquel je lu que d’autres femmes avaient aussi décidé de ne plus porter de soutien-gorge. Alors je me suis dit que j’allais tenter l’expérience. Il faut dire que je suis le genre de femme qui met un soutien-gorge même pour dormir, c’est dire à quel point ça représentait un challenge pour moi!

Petite histoire féfétesque.

Quand vint la puberté, extrêmement tardive pour moi, de petites protubérances se firent une place sur le torse de gymnaste que j’avais. C’était douloureux, inconfortable et incroyablement ridicule. Ma mère ayant été largement dotée de ce côté-là (110 double D), prit peur. Il n’était, selon elle, pas question que sa fille traverse les mêmes abîmes de désolation et de luxure vers lesquels menaient inévitablement une opulente poitrine. Elle confectionna des bandes de tissus renforcés, avec des bretelles ( en jolie dentelle). Ces bandes avaient pour fonction de compresser ma poitrine naissante, limitant ainsi tout risque d’avoir une fille avec la silhouette de Dolly Parton.  Les premières fois furent très douloureuses. J’avais une bande pour le matin et une pour le soir. Il n’était pas question que ces glandes sournoises trouvent le moyen de s’épanouir en échappant à toute vigilance pendant mon sommeil.

Après quelques mois, la douleur devint intolérable et surtout j’oubliais de plus en plus de mettre mon bandeau. Maman partait alors dans des colères qui même maintenant demeure un mystère pour moi. Après tout, mon avenir ne dépendait pas d’une paire de nichons!… N’est-ce pas?!!…

Ce fut bientôt le tour de ma sœur. Elle a toujours eu le côté rebelle passif du cour d’eau qui vient à bout de bien des rocs. En quelques mots, elle « oublia » très vite de porter le bandeau et je suivis le mouvement (je vous ai déjà dit que j’étais une petite fille trop docile!). Mes glandes mammaires enfin libérées me permirent à 18 ans d’afficher un superbe 80A.

Le temps a passé, naissances de mes beautés de fils, et allaitement bien maitrisé. Me voilà arborant une poitrine ordinaire, certes, mais que je ne pensais jamais voir figurer dans mes mensurations. Le 90 C des familles. Victoire tu fus tant attendue! Dans l’inconscient, cependant s’agite cette phrase qui me dit que c’est trop, lourd, voyant, remuant… Alors ne pas porter de soutien-gorge, c’est comme redevenir la rebelle du bandeau. Excitant et effrayant à la fois.

 

Un défi à ma hauteur

Dimanche après le repas de famille, pour aller au bureau de vote, j’ai libéré les jumelles. J’avais besoin de me changer les idées, et je cherchais la légèreté.

Première constat; il me fallait changer de démarche. J’ai tendance à marcher par bondissements comme une grenouille. C’est une copine du cours Simon qui me l’avait fait remarquer. Et mes pas haut-bas, haut-bas, causaient pas mal de remue-ménage dans la section moyenne. Je ralentis donc mon allure, afin de ne pas attirer l’attention.

Deuxième constat; si quelqu’un a remarqué quelque chose, j’en en ai rien su. Je pense honnêtement que tout le monde s’en foutait et que réellement il serait bien que je fasse quelque chose vis-à-vis de cet égo incroyablement centrique.

Troisième constat; après un temps d’adaptation j’oublie que je n’ai pas de soutien-gorge je marche comme je veux et en fait, je me sens super bien. Pas de bretelles qui tombent toutes les dix minutes. Pas de repli de chair s’échappant sur les côtés pour comprimes les aisselles. Et surtout un petit sentiment liberté incroyable.

Pour finir; je pense aux Femen, je pense à celles qui ont brulé leurs soutien-gorge, aux seventies. Bon, je ne brûlerai pas les miens, ils m’ont coûté assez chers et ils sont super cute, mais…Maintenant je me donne le droit de choisir. Peu importe le regard qu’on portera sur moi! On a tellement érotisé les poitrines des femmes Comme si les seins des hommes ne pouvaient pas aussi être objets de désir. Et j’en sais quelque chose. Hello zis iz moa! The pectoraux-addict!!! (Oui je confesse votre honneur!). Alors pourquoi n’aurai-je pas le droit de laisser mes nénés libres?  Il y a certainement quelque chose à

changer. Et au fait…Mes yeux sont là… Plus haut!…model-2322773__340

 

naomi-campbell-2000654__340 Voilà!

 


6 réflexions sur “Par tous les seins.

  1. Pareil que Lessie pour moi je me suis tourné vers les brassières des que je rentre du boulot… hop hop hop je me change et je me suis fait plaisir en prenant des couleurs flashy du bleu du vert du jaune je n ai pas encore sauté le pas du sans soutif mais s’il y a une chose avec laquelle je ne peux dormir c’est bien celle la

    Aimé par 1 personne

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